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Lys Princesse déchue

Nombre de messages: 20 Date d'inscription: 11/06/2007
 | Sujet: A l'étalage Mar 7 Aoû 2007 - 19:15 | |
| La matinée n'était pas très avancée que déjà un puissant soleil rayonnait sur la cité bouillonnante de vie. L'été était bien entamé ; la journée s'annonçait chaude. Les habitants d'Aerial avaient commencé à envahir les rues à l'aube, comme toujours. De la petite bonne au bourgeois matinal, la cité bourdonnait déjà des bruits de pas mêlés aux conversations animées. Seule au milieu de cette agitation, comme toujours, une jeune fille passait discrètement d'un individu à l'autre, fourrant subrepticement la main dans leurs poches ou coupant habilement les lanières de leurs bourses. Personne ou presque ne la remarquait. Tout au plus la chassait-on avec irritation. Elle finit par se mettre à l'écart dans une petite ruelle peu fréquentée et, à l'abri relatif des regards, elle s'accroupit sur la terre tassée et ouvrit sa vieille besace usée. Elle n'était pas aussi remplie que l'adolescente l'avait espéré. Mais, comptant soigneusement le butin qu'elle venait de récolter, elle convint que cela devrait lui suffire pour la journée. Ravie, elle remit son léger pactole au fond de sa besace, bien protégé sous un amas de chiffons troués et inutiles, et remit son sac sur l'épaule. Telle était l'occupation quotidienne de Lys Hargreaves. Voleuse des rues. Elle ne l'avait pas vraiment choisi mais, comme elle l'avait vite compris, un travail en valait un autre, lorsqu'il s'agissait de survivre. Il lui semblait parfois qu'elle l'avait toujours fait. Il était si facile pour elle de détrousser les gens de quelques piécettes que c'était à la longue devenu plus un jeu qu'un véritable art. Elle n'hésitait d'ailleurs pas, lorsque l'envie lui en prenait, à se lancer de stupides défis, dans le seul but de se distraire un peu. Et lorsqu'il lui arrivait de se faire prendre la main dans le sac, elle mettait alors à l'œuvre sans complexe aucun son talent pour la fuite improvisée. Quand elle ne tentait pas insolemment d'attendrir ses victimes. Tout dépendait de celles-ci. Elle jeta un regard dans la rue animée et esquissa une petite révérence moqueuse. - Merci, gentes dames et damoiseaux, lança-t-elle, avant de s'élancer en riant dans la ruelle. |
|  | | Cassyan Alchimiste Légendaire

Nombre de messages: 10 Localisation: Ouh là. Tu demanderais pas, si tu le savais ... Race: Démon Caste: Alchimiste Date d'inscription: 11/06/2007
 | Sujet: Re: A l'étalage Dim 23 Sep 2007 - 20:28 | |
| Une place remplie de badauds. Un attroupement continu d'humains à l'apparence roublarde et apathique. Des humains ? Le Démon pouvait les sentir à des lieues à la ronde, leurs pensées et leurs actes. Il n'y a pas de demi-mesure, il les abhorre de tout son sang à la couleur étrange. Le regard émeraude occulté par un masque blanc aux dessins violacés faisait du vagabond un être rempli de mystère. Mais ce qui faisait peur aux gens de passage était cette immense monture. Un étalon aussi noir que les Ténèbres et possédant, des orbes à la couleur de grenat. L'étalon musculeux mais surtout nerveux faisait de la place parmi l'attroupement présent. Moultes gens tentaient de sonder le regard caché de l'étranger, d'entrevoir les prunelles dont la lueur de Folie ferait déguerpir les plus aventureux. Si par malheur, il ôte ce Masque.... Les jeunes femmes aux robes volantés voient en lui, un preux Chevalier que leur mère idéalisait en des temps révolus. Or Cassyan, n'a rien d'un Chevalier. En aurait-il seulement l'allure ? Il possédait déjà le destrier mais pour la conduite .... Il fallait chercher du côté de la débauche. Large sourire présent sur les lèvres mates, il continuait d'augmenter son territoire sous le regard hébété de cette foule amassée pour des achats triviaux. Qu'allait-il trouver s'il cherchait bien ? Avrât, l'étalon imposant soufflait en faisant fuir des petits enfants des rues, absorbés par cet étrange énergumène perché sur sa monture à la taille démesurée. Qui était-ce ? C'est ce que tous pensait à l'instant même bien évidemment. C'était pour cela que l'Alchimiste les détestait tous. Pas fichu d'avoir des pensées différentes ! Lentement, il porta l'une de ses mains gantées pour ôter son Masque quand une maigre silhouette accrocha son regard devenu vivace. Il n'y avait plus trace de Folie, il y avait trace de chasse ... Emmitoufflé dans sa longue cape noire, il faisait penser aux autres qu'il devait bouillir et encore les autres n'ont rien vu ... Car sous cet étal de vêtements sombres, se cachait un exosquelette ma foi encore plus imposant. Une sorte d'armure rouge foncée et noire qui collait parfaitement à la stature de l'étranger. Délimitant en un seul coup d'oeil tout les muscles de ce dernier. C'était un été caniculaire, et Cassyan le jeune Alchimiste de Glace s'en donnait à coeur joie pour se rafraîchir les entrailles. Mais revenons-en à la malingre silhouette qui l'avait stoppé dans ses pensées quelques instants plus tôt. Cette dernière bien trop occupée, n'avait pas remarqué le jeune homme qui faisait l'attraction avec sa seule arrivée. Raison de plus pour Cassyan pour s'en amuser. Il avait rapidement déduit qu'elle devait être une abandonnée, une pestiférée, une fille d'une liaison illégitime. Une relation malsaine avait dû conduire les deux amants, enfin les parents, à l'abandonner... C'était stupéfiant. Voilà que les marmots pleuraient, quand le cheval s'ébroua longuement sous ce soleil de plomb. Et Cassyan dans l'histoire ? Ce dernier était appuyé de tout son long sur le pommeau de la selle en cuir de son étalon, un sourire railleur scotché sur ses lèvres. Disparue dans le recoin d'une ruelle sombre où pullulait la populasse la moins bien lotie. Comme un souvenir evanescent, elle s'était enfuie .... Mais le regard scrutateur de l'Alchimiste pouvait savoir très bien où se trouvait la gamine, voleuse des rues. Une sorte de vengeresse de la veuve et de l'orphelin ? Non, une gourgandine de première qui avait attiré l'attention d'une Bête pas franchement très appréciable. C'est du moins les témoignages que pourraient rapporter les quelques survivants ayant rencontré la légende. L'Alchimiste de l'Onde Ecarlate et Preneur de Vies. Un summum en matière d'Alchimie. Transmuter sans cercles, réussir à créer de la mtière à partir du néant. Mais surtout, à posséder encore bien d'autres facettes, tout comme ce Masque présent sur le faciès. Il était temps de se présenter à la foule non ? D'un geste lent et fluide, il se lit à retirer ce qui cachait son charmant visage du regard des humains. A savoir un visage aux trait fins, mais qui dénotait tout de même bien la masculinité dont il pouvait faire preuve. Cette peau mate et sans disgrâces, seul un grain de beauté sous l'oeil gauche faisait acte de présence. Et des yeux verts émeraude, envoûtants et charmeurs, taillés en forme d'amandes. La chevelure noire de jais retombant sur le regard fourbe voletait au grès que pouvait lui concéder le Vent. Charmant spectacle pour l'attroupement féminin qui n'avait d'yeux que pour Cassyan, fraîchement débarqué dont ne sait où .... Mais ce qui l'intéresse lui, ce n'est pas là. Tout de même, le regard fut de suite alpagué par les fortes poitrines des jeunes lavandières. Sourire bien sûr pervers, il descendit de sa monture, non sans discontinuer de poser ce regard de Bête sur la pauvre brune qui n'avait rien demandé. Avrât, par moments avait délibérément honte de son Maître. Enfin toujours est-il qu'il était sciemment scruté par tous, apparemment ils n'avaient jamais vu d'étranger à la peau mate et aux atours sombres. Faisant encore place, il put encore remarquer la délicieuse et provoquante révérence de la jeune effrontée. Qui ne demandait qu'une seule chose : se faire croquer par le grand méchant Loup. Hum. Réfléchissant, juste à côté de son étalon qui se mettait à piaffer d'impatience, mais n'attendant pas et sachant par ailleurs, la suite des évènements. Par Gaïa qu'il pouvait être énervant par moments, ce foutu Démon ! Clin d'oeil à toute l'assemblée qui n'avait pas bougée d'un poil, et qui ne s'était pas même aperçue qu'elle s'était faite détroussée par des mains fines et agiles. Intéressante au niveau des mains .... Récupérant avec un sourire narquois les rênes, il se dirigea non sans vergogne, vers le lieu où avait disparu la pauvre petite chose... Il avait bien évidemment revêtu son Masque aux couleurs étranges et s'en gaussait intérieurement. Lui foutre une Peur mémorable ? Oui, sans se priver. Arrivant à contre-jour, on ne pouvait distinguer qu'une immense silhouette engoncée dans du noir avec un Masque étrange. N'importe qui de noralement constitué se serait mis à alerter les Gardes. Nous verrons avec elle .... Une voix d'outre-tombe, c'était fait exprès, s'échappa de sous le Masque. Déjà, il ne pouvait presque plus s'empêcher de rire. Mais il devait, sinon cela allait tomber à l'eau bêtement ... - Hmmm. A ce que je vois jeune fille, tu t'amuses à détrousser les honnêtes gens. Sais-tu que je viens te chercher pour t'emmener là où tu ne ressortiras plus ?Alors va savoir où ? Telle était la question à se poser. Pauvre Lys ... _________________ ~†~ J'ai marché sur les plates-bandes de Dieu ... ~†~ |
|  | | Lys Princesse déchue

Nombre de messages: 20 Date d'inscription: 11/06/2007
 | Sujet: Re: A l'étalage Mar 25 Sep 2007 - 20:29 | |
| La jeune fille courait à travers les ruelles sales comme si elle se souciait peu d'être suivie et, à dire vrai, il y avait peu de risques pour qu'elle le soit. Personne ne l'avait vue, elle en était cetaine, et rares étaient ceux qui s'aventuraient d'eux-mêmes dans ces quartiers coupe-gorge. Les Sentinelles d'Aerial, peut-être, mais là encore, ils étaient fort peu nombreux à tenter l'expérience. Et n'en sortaient pas toujours en un seul morceau - quand ils en sortaient. Elle avait vite appris à démêler ce dédale peuplé de toutes sortes de gens peu fréquentables, et surtout qui éviter et comment. Elle avait entendu de sombres rumeurs, et elle prenait garde à tout. C'était grâce à cela, et à cela uniquement, qu'elle avait survécu jusqu'ici. Dans son inconscience des premiers, elle avait bien failli signer sa perte. A présent qu'elle connaissait très bien l'endroit, elle comptait bien s'en servir à son avantage. Bien que, au bout du compte, elle n'avait que rarement l'occasion de s'en servir comme cachette au terme d'une poursuite effrénée. On ne peut pas tout avoir. En fait, tout cela était bien trop facile. Elle était devenue trop douée trop rapidement, et ces bonnes gens qu'elle détroussait sans vergogne étaient tous d'une inattention presque criminelle. Elle leur volerait leur bourse au vu et au su de tous qu'elle n'était pas sûre que cela les ferait réagir. Enfin, tout dépendait de la victime. Et puis, elle n'allait pas s'en plaindre, tout de même : elle avait de quoi subsister dans cette ville où tout lui semblait trop cher. Elle apprenait la valeur de l'argent. Mais pas de l'argent bien gagné. Elle n'imaginait pas que quelqu'un puisse être à ses trousses, dans ces ruelles à la réputation peu surfaite. Encore moins cet étranger qu'elle avait aperçu au milieu de la foule, ce grand basané monté sur son cheval plus noir qu'une nuit sans lune. Parce qu'il était fier, parce qu'il n'était pas d'ici, elle ne l'aurait jamais pensé capable d'une telle imprudence. Mais elle ne le connaissait pas, et ignorait de quoi il était capable. Elle n'allait pas tarder à s'en faire une idée. Le premier indice qu'elle perçut de sa présence, outre l'écrasante aura qu'elle avait sentie peser sur elle depuis un bon moment - depuis qu'il était entré en ville - fut le claquement des sabots de son cheval sur la terre battue. Ils résonnaient à ses oreilles comme l'écho d'un sombre présage - ou comme les pas de la monture de la Mort elle-même. Elle ne put s'empêcher de frissonner et de presser le pas, cessant peu à peu de sautiller et de chantonner. Elle le sentait derrière elle, son regard vrillé sur son dos, sans avoir besoin de se retourner pour vérifier. C'était un peu comme l'oppressant charisme de l'Oncle Thedhy, le plus grand truand de la ville, qui le précédait toujours de cinq minutes, où qu'il aille. Celui-là, on ne pouvait pas le rater. L'inconnu non plus. Il suivait à quelques pas, peu soucieux qu'elle le remarque. A dire vrai, peut-être espérait-il qu'elle le fasse. Elle avait l'impression d'être traquée. Non, plus qu'une impression. Il la traquait. Et elle détestait cela. La petite voleuse ignorait encore comment réagir ; avoir peur, ou s'insurger ? Ce serait une colère légitime, bien que particulièrement mal venue. Bon, la diplomatie n'avait jamais été son fort. Ce qui avait toujours profondément désespéré ses bien-aimés précepteurs. Quand on n'aime pas, on ne s'intéresse pas, aimait-elle à leur répéter. Ils en pleuraient presque. N'importe quelle personne normalement constituée aurauit déjà tenté quelque chose pour échapper à l'étranger. Oui, mais Lys Hargreaves n'était pas n'importe qui, en cela, lui aussi avait quelque chose à apprendre d'elle. Mais il ne le savait pas encore, et c'était cela qui était amusant. On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber. Difficile d'imaginer au premier regard. Difficile surtout de croire qu'il y avait là, crasseuse au possible, l'ex-Princesse régnante du Royaume. Rien que ça. La voix d'outre-tombe fit frémir la tête sans couronne. Tout de même, elle était humaine, et avait lu trop de romans pour son bien. Bon, d'accord, elle ne fit pas que frémir. Elle stoppanet sa marche en poussant un hurlement suraigu de sauvageonne propre à percer les tympans de n'importe qui. Mais aucun d'eux n'était n'importe qui, n'est-ce pas ? Elle se retourna vivement et darda sui lui un regard firieux. Elle ne voyait qu'une haute ombre affublée d'un masque blanc et violet qui renvoyait une impression étrange. Avait-elle peur ? Impossible de le savoir. Seule la colère était visible sur son visage d'ange. - Vous ! Oui, vous, là ! cria-t-elle d'un ton autoritaire. Cela vous amuse de faire peur aux gens ? Ce que je fais ne regarde que moi. Qu'êtes-vous ? Une sorte de justicier masqué ? Allez-vous me détrousser de ces pièces pour les rendre à ces personnes que j'ai moi-même détroussées ? Avant de me conduire sans plus attendre dans les entrailles du Karas ?Non, la diplomatie n'était vraiment pas son fort. La prudence non plus, visiblement. |
|  | | Cassyan Alchimiste Légendaire

Nombre de messages: 10 Localisation: Ouh là. Tu demanderais pas, si tu le savais ... Race: Démon Caste: Alchimiste Date d'inscription: 11/06/2007
 | Sujet: Re: A l'étalage Mer 26 Sep 2007 - 18:23 | |
| La Mort. La Faucheuse ou Grande Faucheuse. Cette dernière est une Allégorie de la mort, symbolisée par un personnage énigmatique ou un squelette capé portant une faux à la main. Ce symbole d'origine italienne est très présent au Moyen Âge et à la Renaissance dans les peintures apocalyptiques et macabres ... A une époque où la Peste Noire fait des ravages, la Faucheuse représente un être terrifiant qui vient happer les vivants d'un coup de lame. Or l'Alchimiste la connaît personnellement. Il se rappelle bien, le Baiser macabre qu'elle lui a octroyé, il y a de cela bien trop longtemps. Les mains squelettiques s'étaient emparées du corps mat et encore chaud du jeune homme pour l'emmener sur les rives du Styx. Chaque parcelle de peau peut s'en souvenir et la mémoire de Cassyan est marquée à jamais de ces stigmates lugubres. Il est condamné à vivre avec, à ne pas s'éteindre ... La Mort lui aurait-elle offert un splendide cadeau ? Ce péché, cette idiotie causée pour une entité qu'il aimait par dessus-tout. Il a marché sur les plates bandes de Dieu, et c'est ce qui a causé sa perte. Mais il tente de s'en accomoder. Comme il le peut ... Son Aura n'est que froideur, et est écrasante. Froide tout comme son immense pouvoir, les personnes présentes y succombent. Une Aura de Glace pour un coeur qui agit comme tel désormais. Et le jeune Démon pourrait s'en amuser, mais il le fait non ? Et pas de la meilleure façon. En tout cas ce monde est déjà en train de lui plaire. Toutes ces femmes qui n'ont de cesse de le fixer, et qui rendent fous leurs maris ou fiancés, rien qu'en scrutant de l'oeil un Cassyan qui ne peut qu'en rire. Cette sauvageonne attire l'envie de chasser de l'Alchimiste. Il ne saurait se l'expliquer. C'est juste un Jeu où il excelle. C'est tout. La jeune idiote mais surtout inconsciente va s'en mordre les doigts, à moins que ce ne soit Cassyan qui les lui dévore ... Le visage toujours masqué, il insipire la Peur, les angoisses les plus retranchées du genre humain. Est-ce la Mort ? Certains le pensent, comme la jeune fille qui en sent l'écrasant poids sur sa frêle poitrine. Oh, comment cela peut l'amuser ! Le spectacle qu'il occasionne est vraiment très grisant. Ces pupilles dilatées par l'étonnement, ou mieux encore, par l'Angoisse ... Il aime en voir les prémices devant tout ces piètres humains dont la Vie devrait être écourtée. Savamment et proprement écourtée. Savamment ? C'était bien le Démon qui avait laissé sur le carreau, il y a de cela à l'entrée de la Ville, un soldat. Et ce soldat était franchement dans un piteux état. Cassyan s'était juste amusé ... Ce dernier pourrait considérer son oeuvre comme du flou artistique. Il est certain que voir un pauvre soldat vidé de son sang pour dessiner juste à côté quelques formes alchimiques pourrait être considéré comme de l'art. Décidément Cassyan, il n'y a que la boucherie qui t'appelle ... On est un bon Démon où on ne l'est pas. Tant que ce dernier n'est pas blessé, il ne fera pas une crise sur la couleur si spéciale de son sang. Du sang doré, il est bien le seul à le posséder, ce qui en fait sa légende. Tout comme des ailes à la blancheur immaculée. Ce qui donnerait à cet Alchimiste l'aspect d'un Ange. Il ne doit pas les montrer et rester ce type au teint mat et aux yeux qui se mettent souvent à changer de couleur. Selon l'humeur. Tout comme certaines bagues qu'achètent ces filles vénales qui peuplent certains villages. Le pire ce sont les Princesses des royaumes en décadence. Cassyan, ne souhaite pas en rencontrer dans ce monde, sinon il se pend. Mais quelque chose lui dit que c'est lui, qui va s'attirer les pires emmerdes. Parlons crûment, car c'est en voyant la dégaine de la jeune pestiférée qu'il comprit. Il avait pensé d'elle, qu'elle était issue d'une liaison contre-nature. Et pourquoi pas après tout ? Il était fréquent d'abandonner les bâtards dans les rues. Il en voyait tellement par tout les mondes où il était passé, c'en était abhérrant et dégradant. Ce qui était bien avec cette proie, c'est qu'elle avait compris vite que l'Alchimiste la traquait. Pour quelle raison ? Le Jeu. Se sentir supérieur mais aussi s'amuser, car depuis sa venue, il s'ennuyait comme un rat mort. Et mettre la bouse n'importe où, c'était le plaisir de Cassyan. Et c'était fait gratuitement ! A quoi bon rechigner alors ? Mais malgré ses airs de "je m'en foutiste" aïgu, se cachait un fin stratège qui parvenait toujours à ses fins. Cassyan était un être très intelligent, qui devait compenser son débordement d'éminence grise par un trop plein de conneries. Et très grosses les conneries ... Là non plus, n'ayons pas peur des mots. Oui, il était doué pour faire des frasques monumentales et de s'en sortir toujours avec les Honneurs. Nombre de fois, il fût condamné à mort, mais une seule chose le faisait rire. Les autres, ceux qui l'avaient jugé, le voyaient mourrir. Cassyan le sentait mais savait que ce n'était pas le cas. Alors patiemment, il attendait que cela se finisse pour renaître tel le Phénix, de ses cendres. Dans ce monde-ci, il sent qu'il est amené à faire de grandes choses. Va t'il y rester ? Cela dépendra du but qu'il s'est fixé ... Le détruire ? Ou l'aider ? Faire triompher le Mal ou précher le Bien ? Il ne sait pas de quel côté de la Balance se mettre. On ne sait pas avec lui. Il ne saurait le dire, mais étant Démon, l'on pourrait penser pour le Mal. La Destruction et les exactions multiples sont ancrées dans le sang doré de ce Fou. Le regard caché par le Masque témoigne de cette Folie omniprésente, de cette ihunmanité qui lui coule dans les veines. Il bout de savoir qu'il y autant d'humains à proximité et qu'il ne peut en faire un carnage, juste pour assouvir son Ennui. Quoique .... Non. Il doit se concentrer sur la proie qui lui échappe. Mignonne, sans la crasse peut-être ? Il émet tout de même des doutes. Dommage, elle n'a pas une assez grosse poitrine ... Oh, ça peut se transformer rapidement ça. Caché derrière le Masque, il peut amplement la détailler. Petite, mais avec un tempérament de feu, malingre avec des clavicules saillantes, une tignasse brune tirant vers le roux très emmêlée. Une peau rougie et de grands yeux verts et vifs. Et une Ire qui ne fait que de monter, quand il la suit .... Un cri suraïgu, déchira les tympans du Démon qui pensait être sourd à cette heure. Non, mais c'est bien les femmes, dès que vous les impressionnez, ça se met à hurler pour un rien. Décidément. Le mieux viendrait juste après. Petite mais costaude, et surtout suicidaire. Elle hurlait après un Alchimiste, non un Démon, qui aurait pu la tuer en ne lui assénant qu'une seule baffe et ce de toutes sa force réunie en un seul point. Un coup à vous décapiter sciemment ... Bon, après cet hurlement passé, il était temps de réagir. Toujours de glace, il n'avait pas quitté son Masque et laisser peser un silence oppressant. Il allait encore en jouer. Alors lentement, le corps du Démon se mit à changer. Elle croyait avoir en face d'elle, la Mort et son fidèle destrier, elle l'aurait. Elle en serait heureuse. Les gants noirs protégeant les mains mates se mirent à se dissoudre, ne laissant apparaître que les os de ces mains auparavant recouvertes de peau. Le corps commençait proprement à se décharner, à n'être qu'un squelette tentant d'être vivant. Mais le mieux serait au niveau du visage ..... Le Masque, rentrait dans la peau du visage, avalant ainsi le reste de trace auparavant humaine. La peau du si charmant visage se mit là aussi à fondre. Une vision peu supportable ... Et après ? Une Faux. Un squelette qui claquait des mâchoires. Un immense étalon et la silhouette osseuse drapée dans un linceul noir. La Mort. - La Mort. Je vais simplement te détrousser de ta Vie en échange des bourses des gens. Tu vas passer à trépas.Lui se marrait, l'étalon n'en pouvait plus. La jeune fille, ce ne serait pas du tout le même tableau. La Faux posée juste sur le coeur de la victime, il se mit à psalmodier étrangement, la fixant de ses orbites vides et sans aucun sentiment. - Meurs, jeune effrontée._________________ ~†~ J'ai marché sur les plates-bandes de Dieu ... ~†~ |
|  | | Runi Goldvoice Voyageur

Nombre de messages: 13 Race: Nain Caste: Ménestrel Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: A l'étalage Mer 3 Oct 2007 - 13:25 | |
| Soudain alors qu'il marchait tranquillement dans la foule bien trop haute pour sa taille nanesque, Runï avait aperçu un grand destrier d'un noir si sombre que le douloureux souvenir de la noirceur des dragons de la nuit lui revenait brutalement. Il crispa quelque peu son vieux visage, n'aimant pas du tout cette teinte ténébreuse pour un animal pourtant si magnifique dans sa robe sombre. Mais il passa outre ce souvenir douloureux et fixa un court instant le cavalier qui s'engouffrait avec sa monture dans une ruelle. - Tiens tiens?! Voilà quelque chose d'intéressant.Il joua de nouveau des épaules et de ses très bons pieds de nains robustes pour avancer rapidement et atteindre lui aussi le coin sombre de la ville. Il vit le cavalier plus loin, se dressant de toute sa hauteur devant ... une jeune fille? Un mot lui parvint aux oreilles .... "Meurs" Sans attendre et tout en restant d'un calme olympien, le vieux nain retira de son étoffe de soie sa fidèle et tumultueuse harpe. Il l'approcha doucement de sa bouche et il lui susura quelques mots. "-Aujourd'hui, restons calme ma belle enfant. Les événements sont très intéressants." Et sans plus attendre, un court accord se fit entendre dans la ruelle, un accord à la tonalité cristalline et harmonieuse qui résonnait dans les esprits et les coeurs. Un murmure se transformait progressivement en une voix magnifiquement accordée à la tonalité de la musique si douce. C'est ainsi que Runï se mit à chanter une chanson de l'ancien royaume des nains, une symphonie qu'il avait reprise pour son seul instrument et sa belle voix. Une voix ni trop grave ni trop fluette. Depuis ses débuts dans cet art, le vieux nain avait réussi à contrôler parfaitement son timbre de voix. Il ne regardait pas ou il marchait et face à sa chanson, on aurait dit que même les ombres s'écartait pour le laisser passer. Il voulait voir ce qu'il allait se paseer entre ces deux-là. Il ne voulait pas s'en mêler directement et d'un oeil clos mais l'oreille toujours attentive il écoutait tout. Il entendait les brouaha de la foule derrière lui, les chuchotements des badauds qui se cachaient dans ce coupe-gorge et même les animaux errants. Il continua d'avancer, restant tout de même à une distance respectable du cavalier qui allait tuer cette jeune fille si imprudente ou ... très courageuse. Mais cela il ne pouvait le dire pour le moment, il ne pouvait point la juger dans la pénombre de ces rues malfamées. Il continuait de jouer son air cristallin et sans s'arrêter d'écouter et de surveiller. _________________ Chaque âme en ce monde est unique ... ma mélodie exceptionnelle et mon chant réconfortant ... De toute mon âme, ma musique reflétera votre personnalité.
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